Home Clin d’œil Agalawal, le parcours d’un ambassadeur atypique !

Agalawal, le parcours d’un ambassadeur atypique !

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C’est à la veille de la célébration de la Noel que naquit Agalawal à Pindaborokro, dans une sous-préfecture de Bondoukou, ville située à l’Est de la Côte d’Ivoire. Nous étions en 1983. Ce jour-là,  sa mère était allée au champ et s’est « débrouillée » comme elle pouvait pour le faire naître là-bas.

Ayant vu le jour un mardi, il hérite naturellement du nom Kobenan comme il est de tradition à Bondoukou, chez les Abron. Mais son père s’aperçoit que le frère aîné du nouveau-né, lui aussi né un mardi, s’appelle déjà Kobenan. Alors, il décide d’ajouter Kouman (petit, en Abron) à son nom. Il devient ainsi le petit Kobenan de la famille. Avec pour nom Kra Kobenan Kouman

Mais, au moment d’aller à l’école, le petit n’a pas de prénom chrétien. C’est à ce moment-là que sa mère propose qu’on le prénomme Ignace !! On lui établit alors un jugement supplétif qui lui donne finalement comme nom et prénoms : Kra Kobenan Kouman Ignace.

« Ignace », un nom qu’il n’a jamais porté en cœur tout comme « Agalawal »

En grandissant, le jeune homme se rend compte qu’il n’aime pas ce prénom. Il a commencé à sentir le poids de ce Ignace qu’il ne supporte que difficilement. Il lui arrivait même de faire des cauchemars, tellement le prénom était lourd pour lui. « Il arrivait que, parfois, lorsque je dormais, j’entendais des voix qui appelaient ce prénom : Ignace ! Ignace !… raconte-t-il. Je sautais du lit pour aller voir dehors qui appelait. Après, on m’a expliqué que c’était ce prénom qui agissait sur moi.»

Les années ont passé. Le jeune homme est arrivé au lycée à Grand-Lahou. Là-bas, il faisait déjà de l’humour. Et il jouait au football aussi. Mais, avec ses pieds carrés, il était loin d’être le Messi de son équipe. A tel point que l’un de ses amis l’a surnommé Garba Lawal pour se moquer de lui (Pourtant le vrai Lawal des Super Eagles n’était pas si mauvais). Un jour, lors d’une grande manifestation, devant des autorités, on lui demande de faire une prestation humoristique. Au moment de l’annoncer, le maître de cérémonie demande (autour de lui) quel est son nom d’artiste ? Alors, l’ami qui lui a donné le surnom, dit : Garba Lawal ! Le MC qui n’a pas bien compris le nom, prend son micro et annonce à haute et intelligible voix : « Mesdames et messieurs, je vous présente Agalawal ! ». Depuis, il a gardé ce nom de scène. Ensuite, après son brillant spectacle devant un ambassadeur qu’il appelait (pendant son show) « mon collègue », il a pris définitivement le nom Ambassadeur Agalawal. Son signe distinctif est sa tenue vestimentaire. Toujours bien soignée.

« Dans tous les cas, il y a deux cas »

S’il n’avait pas été humoriste, Agalawal aurait certainement eu une autre option. Lui qui peut se targuer d’avoir dans sa besace une maîtrise en Anglais obtenue en 2008 à l’université Abidjan-Cocody. Par ailleurs, il est aussi détenteur d’un DESS en gestion de conflits et paix au Centre de recherche pour la paix (Cerap).

L’homme a bâti également sa renommée à travers son concept humoristique « dans tous les cas il y a deux cas ».

Au-delà de l’humour, il entend porter, aussi loin qu’il le pourra, les messages de la démocratie et de la liberté .Pour lui, il ne faut jamais se laisser bloquer par une situation, car il y a toujours deux cas dans la vie. A propos de la démocratie par exemple, l’humoriste soutient qu’il y a toujours deux cas : « Soit on est de l’opposition soit de la majorité présidentielle. »

Soutien tous azimuts de partenaires pour son 4è one-man-show

L’humour demeure un puissant vecteur de réconciliation dans un pays comme la Côte d’Ivoire qui a vécu plusieurs crises. Et cela Agalawal l’a bien compris.

Pour le 4è one-man show de sa carrière qu’il livrera le 10 Avril 2021, il  pourra compter sur le soutien indéfectible de la représentation de l’UNESCO en Côte d’Ivoire, à travers Mme Anne Lemaistre, chef de bureau de l’UNESCO à Abidjan. Il a également pu décrocher le sponsoring d’une structure spécialisée dans la cimenterie et d’un partenaire opérant dans la téléphonie mobile. A l’unisson, tous ces partenaires saluent son « talent, son professionnalisme, sa constance et sa faculté à passer des messages graves avec un ton gai ».

A travers le spectacle « Etat des lieux », Agalawal entend faire « le bilan de la marche du pays, à tous les niveaux ». Ce sera aussi l’occasion pour lui de « promouvoir les alliances interethniques et inviter les ivoiriens à bannir les discours de haine »

 

LGP

 

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