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Emma Dobré : « Kerozen est mon petit dieu sur terre » !

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Emma Dobré est une jeune dame ivoirienne, qui a su écrire son nom en lettres d’or dans le milieu du showbiz. Productrice d’artiste, promotrice et actrice, cette belle rouquine, d’ethnie Guébié de Gagnoa n’a pas regardé ce qui pouvait constituer pour elle des handicaps pour croiser les bras. En effet, orpheline de père et de mère depuis l’âge de 15 ans, elle a cravaché dur pour se faire une place au soleil. Dans cette interview qu’elle a accordé aux équipes de Maranatha TV et Maranatha Mag, elle retrace sa trajectoire dans le showbiz et lève un coin de voile sur ses ambitions.

Comment êtes-vous arrivé dans le showbiz ?

Je suis véritablement entré dans le showbiz à cause de Kerozen. Avant notre rencontre, j’étais dans le showbiz sans vraiment être dedans. Bien vrai que je connaissais déjà pleins d’artistes dans le monde de la nuit, je n’étais personne. Quand j’ai vu le succès qui résultait de la collaboration avec Kerozen, je me suis dit « tiens, si j’ai fait un Kerozen pourquoi ne pas faire un deuxième Kerozen ». C’est comme ça que je me suis lancé dans la production et dans le showbiz pour de vrai.

Quelle est l’histoire de votre rencontre avec Kérozen ?

C’est tout un film, mais bon je vais résumer. Je l’ai connu suite à une vidéo qu’il avait balancé sur les réseaux sociaux. Vidéo que j’ai beaucoup aimée d’ailleurs. J’ai donc décidé de lui laisser un message. Cependant, les deux premières tentatives étaient un échec puisqu’il a royalement ignoré ma prise de contact. Je lui ai donc laissé un troisième message. Un juron. (Rire) Et là, il a réagi. Il avait certainement compris que je n’étais pas normale (rire). Tout est parti de là, nous avons commencé à échanger et tout se passait comme si lui et moi, on se connaissait auparavant. Pourtant, on ne s’était jamais vu. On a échangé longtemps sans se connaitre. On échangeait par vidéo par moment. Lui, il était en Suisse. Moi, en France. Donc c’était un peu compliqué. Avec le temps, il est devenu comme mon meilleur ami, mon confident. On se disait tout. On n’avait pas de secret lui et moi. Dans nos échanges, je lui ai demandé pourquoi est-ce qu’il ne chante plus. Il m’a répondu qu’à chaque fois qu’on lui fait des promesses, on l’appelle mais ça ne s’est jamais réalisé. Je lui ai donc proposé de le produire. Il m’a dit qu’il avait assez reçu ce type de proposition mais si je pensais pouvoir le produire, avec 2 millions je pouvais le faire. J’ai dit ok. Avant qu’on ne parle de production, il avait déjà sorti des sons mais sans grand succès. On a donc essayé de tout mettre au propre et puis bon, ça donne tout ce que ça donne aujourd’hui.

Vous attendiez-vous à un tel succès ?

Non. Quand j’ai commencé à collaborer avec lui, je n’avais pas idée que ça aurait fait boom. Lorsqu’il était avec boulevard Dj, on ne le voyait pas trop. Il était en arrière-plan donc je ne murissais pas l’idée que ça aurait donné un tel succès. De plus, je l’ai fait pour donner un coup de main à un ami. Il n’y avait même pas de contrat entre nous. Il n’y avait rien. Je lui ai dit si tu as déjà quelqu’un qui t’a donné un coup de main pour faire un son, il faudrait que ce son-là, on le mette de côté, et qu’on reprenne tout à zéro. Comme ça demain, on ne dira pas que j’ai pris l’œuvre d’autrui pour le produire. Et ça va faire des histoires. Il m’a rassuré qu’il n’y avait personne et qu’il avait été lâché par celui qui devait le produire.

Qu’est ce qui fait sa particularité ?

En toute franchise, Kerozen, c’est quelqu’un de spécial. Dans le milieu du showbiz, c’est un vrai bosseur. Il ne se laisse pas bercer par la starmania. Il continue de travailler sans relâche. Dans la vie réelle, il est trop chou. Il est reconnaissant et ça, tout le monde le voit. Il est gentil. Il m’écoute. On ne se cache rien. Franchement, c’est comme un père pour moi. Et moi, j’ai l’habitude de lui dire qu’il est mon petit dieu sur terre. En un mot, il est waouh.

Hormis Kérozen, quel autre artiste produisez-vous ? 

Hormis Kerozen, j’ai dans mon écurie, Saga la légende qui va sortir un son dans pas longtemps. Il y a aussi un jeune homme qui m’a été présenté par Kérozen qui va aussi sortir un titre bientôt. Le gagnant du concours « la voix des étoiles » va aussi intégrer le label Emma Dobré Prod. Je suis en train de partir mais tout doucement.

Qu’est-ce que la production artistique vous a apporté ? 

La visibilité. Avant, je n’étais pas connue mais maintenant, on parle un peu de moi. On sait qui est Emma Dobré, même si la plupart n’arrive pas à mettre de visage sur le nom. Je me suis faite pleins de contacts en plus de ceux que j’avais avant. Même les personnes à qui je ne pouvais pas parler, je vais vers elles. Elles aussi viennent me saluer parce que c’est Emma Dobré. Le showbiz m’a apporté beaucoup de choses.

Surtout de l’argent…

(Rire). Par rapport à avant, oui. J’en ai plus aujourd’hui. Mais le changement n’est pas extraordinaire non plus, puisqu’avant, je n’étais pas à plaindre. C’est juste une continuité, je dirais.

Il y a-t-il des contraintes à exercer la production artistique en tant que femme ou est-ce un atout ?

Moi, je le fais par passion. Tout simplement. Parce que j’aime la chose. Mais après, je n’attends pas forcément quelque chose en retour. Maintenant ; pour les autres femmes, je ne sais pas. Les gens disent que les femmes se donnent beaucoup à tout le monde dans le milieu du showbiz, mais moi, je ne suis pas venue dans le showbiz pour me livrer à tout le monde. Même si tu as tes milliards, tu viens vers moi, moi ça ne m’intéresse pas. Parce que je ne suis pas la fille qui aime le m’as-tu vu. Je suis beaucoup réservée. Je ne sais pas qu’est-ce qui va m’influencer.

Vous partagez l’avis de ceux qui disent que le milieu du showbiz est un milieu vicieux ? 

Oui. Grave et même pourri.

Vous est-il arrivé de céder à certains vices ?

Non, jamais. Sinon les gens allaient en parler.

En dehors de la production artistique, avez-vous d’autres activités ? 

Oui, j’ai un Lounge qu’on appelle « la cours suprême » au niveau d’Anono. Et puis, j’ai initié une téléréalité dénommée « la voix des étoiles ». Je réunis vingt (20) jeunes qui ont la belle voix dans une villa. Ils sont coachés par un staff. Là actuellement, on est en plein dans l’émission qui va durer trois mois maximums.

Qu’est-ce qui vous a inspiré ce concept ?

Quand je suis arrivée en France pour la première fois, je ne travaillais pas. Je ne faisais rien. Du coup, je regardais beaucoup la télé. J’ai été inspirée par l’émission « Star Academy » sur TF1. Je ne manquais pas un épisode. Et un jour, je me suis dit que j’allais réaliser pareille émission dans mon pays quand j’aurai de l’argent. Je suis rentrée. Je me suis investie dedans et voilà, nous sommes à la 2e édition. L’objectif du concours est de produire le gagnant.

Qui partage la vie d’Emma Dobré ?

(Rire). C’est le partageur.

A quand le mariage de Emma Dobré ?

C’est le partageur qui décidera. Moi, je le regarde faire. Une chose est sûre, le cœur de Emma Dobré n’est pas à prendre.

Avez-vous un mot de fin ? 

Mon mot de fin va d’abord à l’endroit des acteurs du showbiz ivoirien. Nous devons nous serrer les coudes. Ici, quand tu entreprends quelque chose, tu n’as pas de soutiens. Pas de sponsors, même quand tu es connu. On te laisse faire tout seul, puis après, quand tout est beau et cuit, les gens viennent. Je trouve cela un peu dommage. On peut bien s’entraider quand on débute. Mon deuxième mot de fin est adressé à la nation ivoirienne. Je souhaite la paix au pays surtout l’harmonie et l’amour et que Dieu nous guide et nous donne longue vie.

 

Interview réalisée par Laetitia LAGO

Collaboration : Mayeul Sokoury

 

 

 

 

 

 

 

 

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