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Marius Zima se confesse : « J’ai des regrets… »

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C’est l’un des Zougloumen les plus inspirés de toutes les générations. Lorsqu’il faisait son entrée fracassante sur la scène musicale avec le titre « Penalty », sorti en 2002, le jeune prodige était promu à un bel avenir. Avec son compère Zino, tous deux (2) transfuges du quartier Air France 2 de Bouaké, ils avaient donné l’immensité de leur talent à l’état pur avec le groupe les Zima. On se souvient encore de l’album “Africain Yako” et des titres cultes comme « Dassi », « Dady Loko », « Idjé », « Blocus » qui, par leur originalité, restent gravés jusqu’à ce jour dans les annales du Zouglou.

Plus tard, alors qu’on attendait la suite de sa carrière qu’on disait prometteuse, c’est dans le Woyo que Marius va s’illustrer. Avec le Groupe Les Généraux, il fît la pluie et le beau temps dans les espaces culturels d’Abidjan, assurant les premières parties des spectacles avec panache.

De ce groupe d’ambiance facile, va se détacher le duo de leads. Arsène et Marius sortiront un disque en 2012. Malgré des titres assez intéressants, c’est un fiasco qu’enregistre le tandem. Puis vînt inéluctablement la séparation.

Marius fera des apparitions sporadiques avec des groupes Woyo sans jamais se projeter dans le long terme : « je n’aime pas signer de contrats sur une longue durée. J’aime être libre et avoir les coudées franches », nous expliquera ce génie de la musique. C’était lors de l’émission « Zouglou Plus » sur la radio Ivoire Fm, dont il était l’invité ce mercredi 06 janvier, en compagnie de son compère Sergent Zela, avec qui il forme l’ossature du groupe « Les Super Zema ».

Ensemble, ils ont sorti un album de six (6) titres depuis plus d’un an. Album malheureusement méconnu du grand public faute de promotion. L’explication selon eux est sans équivoque : « à peine notre album sorti, nous avons été abandonné par notre producteur. Nous nous battons seuls pour faire connaître notre album ». Le duo a donc besoin d’aide et ils le disent sans langue de bois : « on a besoin d’un vrai producteur qui va prendre notre carrière en main en bonne et due forme. Pas ceux qui s’engagent et désistent après ».

Par le passé, Marius était le chouchou des adeptes du Woyo. On l’avait même surnommé le « Michael Jackson » du Zouglou. Sa voix enrouée et plaisante, ses flots dont lui seul a le secret, ses jeux de reins et ses chorégraphies captivantes ont fait de lui l’un des plus surdoués de sa génération. Nostalgique de cette époque glorieuse, l’artiste n’a pas caché sa tristesse sur Ivoire Fm : « j’entends des gens dire que Marius est un gâchis. Ceux qui le disent ne me connaissent pas réellement. Ils ne savent rien de ce que j’ai vécu. Ils ne connaissent pas ma vie (…). Cependant par rapport à ce que j’étais avant, j’ai des regrets. On ne peut pas tout expliquer ».

Quoi qu’il advienne, on retiendra que l’artiste est un orfèvre de la musique. Si l’alcool et d’autres substances l’ont quasiment « décimé » physiquement, l’homme n’a rien perdu de sa superbe. Artistiquement parlant. On espère qu’un jour, ce sera la renaissance pour ce grand Monsieur de la musique ivoirienne en général et du Zouglou en particulier

 

LGP

 

 

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